Réseau des Académies : Interview d'Edwin Constable, président d'EURESEARCH et du groupe d'expert·e·s « intégrité scientifique »

« L'autorégulation par le biais de la responsabilité individuelle »

Un groupe d‘expert·e·s présidé par le professeur Edwin Charles Constable est chargé de réviser les principes et les règles de procédure dans le domaine de l’intégrité scientifique ainsi
que le règlement datant de 2008. Le professeur de chimie à l’Université de Bâle répond à nos questions sur cette importante mission.

 

Réseau des Académies : Robbie I'Anson Price, chef de projet SCIFILMIT de l'université de Genève et membre de la jeune Académie suisse

Le cinéaste qui danse avec les abeilles

Son grand modèle est le réalisateur et naturaliste David Attenborough, sa passion les abeilles. Robbie I’Anson Price, biologiste, cinéaste et membre de la Jeune Académie Suisse.

 

Réseau des Académies : Interview avec Mey Boukenna, assistante auxiliaire à la faculté de médecine de l'Université de Berne et membre de la jeune Académie suisse

"Je n'aime pas ne rien faire"

A 24 ans, elle a déjà un parcours de vie qui donne le tournis. A peine après avoir passé en Suisse l’examen fédéral de médecine, elle a réitéré l’exercice au Canada. Mey Boukenna, membre de la Jeune Académie Suisse.

 

Réseau des Académies : Interview avec André Perruchoud, Professeur de médecine à l'Université de Bâle

Recherche médicale : un playdoyer pour l'Open Access

On constate, dans le cadre de la pandémie actuelle de Coronavirus, que les nouveaux résultats de recherche doivent être accessibles rapidement et librement sans pour autant compromettre la qualité des travaux. Il s’agit justement là de l’objectif du professeur André P. Perruchoud, président de l’association Swiss Medical Weekly.

 

Prix Média Newcomer

Giulia Bernardi et Caroline Tanner – « Images de soi » – Plate-forme Web « f3f3 »

Quand une crise survient, le mode de vie auquel nous sommes habitué·e·s change souvent brusquement. Mais cela change-t-il aussi l’image que nous avons de nous-mêmes? Giulia Bernardi et Caroline Tanner examinent cette question à la lumière des positions philosophiques d’Emmanuel Kant et de Bruno Latour. Dans leur contribution, elles esquissent diverses images du moi autour de la question : si et comment pouvons-nous être autonomes. Ce travail marque également le lancement de la plateforme en ligne « f3f3 », où divers articles donneront prochainement un aperçu des travaux d’autres philosophes.

Interview de Giulia Bernardi et Caroline Tanner
Contribution de Giulia Bernardi et de Caroline Tanner: « Images de soi » – Plate-forme Web « f3f3 » (en allemand)
 

Prix Média Newcomer

Michelle Isler – « Les rapports de genre dans la crise »

Ce sont les hommes qui expliquent la crise du Corona virus – est-ce que c’est vrai ? L’analyse de Michelle Isler montre que les journaux télévisés de la SRF ont clairement moins donné la parole aux femmes qu’aux hommes. L’article résume les observations les plus importantes de l’analyse et examine comment la SRF arrive à de tels chiffres. Est-ce que le ratio hommes-femmes peut s’expliquer par l’exceptionnalité de la situation ? Pourquoi est-il est nécessaire de discuter de l’égalité de traitement dans le cadre de la couverture médiatique ?

Interview de Michelle Isler
Contribution de Michelle Isler « Les rapports de genre dans la crise » (en allemand)
 

Aus dem Netzwerk der Akademien: Estefania Cuero, erste Sprecherin der Jungen Akademien

Estefania Cuero vernetzt Menschen und Disziplinen

Sie ist auf Menschenrechte und Diversität spezialisiert, hat in Deutschland, Ecuador und Spanien gelebt – und die Schweiz zu ihrer Wahlheimat gemacht. Damit ist sie eine Netzwerkerin aus Erfahrung und Überzeugung: Estefania Cuero, erste Sprecherin der Jungen Akademie.

Download (pdf)
 

Aus dem Netzwerk der Akademien: Stefan Schlegel, Oberassistent Departement für Öffentliches Recht Universität Bern

Mit Paragraphen für eine gerechtere Welt

Er bezeichnet sich selbst als «unkonventionellen» Juristen und will die junge Akademie mit «originellen und radikalen Ideen» bereichern. Stefan Schlegel, 37, Oberassistent an der Universität Bern und neues Mitglied der Jungen Akademie.

Download (pdf)
 

Réseau des Académies : Emmanuel Clédat, assistant-doctorant, laboratoire de topométrie à l'EPFL

Un utopiste réaliste

Dans quel monde a-t-on envie de vivre ? Quel monde a-t-on envie de créer ? Fraîchement nommé au sein de la Jeune Académie Suisse, Emmanuel Clédat, assistant-doctorant au laboratoire de topométrie à l’EPFL, livre sa vision sur la direction que doit prendre cette nouvelle institution. Le scientifique de 29 ans voit dans ce réseau de compétences un avantage pour réaliser des projets multidisciplinaires. Pour cet expert de la mesure, la Jeune Académie doit notamment aller à l‘encontre de la vision technocrate trop répandue dans le milieu scientifique.

 

Aus dem Netzwerk der Akademien: Interview mit Anna-Katharina Ehlert und Silvie Cuperus, Beirätinnen der Jungen Akademie Schweiz

Frisch gewählt, jung - Die ersten Mitglieder der Jungen Akademie Schweiz

Wie frei werden sich die insgesamt 29 gewählten «High Performer» in der Jungen Akademie entfal- ten können? Welche Rolle wird dabei ihre Begegnungskultur spielen? Die kollektive Intelligenz darf in keinem Fall ignoriert werden. Inwiefern bietet die Junge Akademie einen Rahmen, um wissen- schaftliche Ideen in ungewöhnliche, neue Richtungen zu lenken? Silvie Cuperus und Anna-Katharina Ehlert im O-Ton. Wie sich die zwei Beirätinnen der Jungen Akademie Schweiz über die Wahl der jungen Forschenden unterhalten.

Download (pdf)
 

Réseau des Académies : interview de Susan Gasser, ancienne directrice du Friedrich Miescher Institute for Biomedical Research

« Nous devons donner plus de visibilité aux femmes dans la science »

Le Friedrich Miescher Institute for Biomedical Research (FMI) à Bâle fête cette année son 50e anniversaire. Cet institut de recherche se voue à l’encouragement de la recherche fondamentale en biochimie et en médecine ainsi qu’à la formation de la relève scientifique. Aujourd’hui, il est un leader mondial dans les domaines de la neurobiologie, de l’épigénétique et de la biologie quantitative.

Susan Gasser a dirigé le FMI pendant 15 ans jusqu’à la fin 2019 et évoque sa carrière dans une interview. Elle explique pourquoi le fait d’être femme n’a jamais été un obstacle pour elle – mais pourquoi elle s’est aussi rendu compte que les femmes devaient être encouragées de manière spécifique.

Download (pdf)
 

Réseau des Académies : interview de Marcel Tanner, Président des Académies Suisses des Sciences

« Un changement est nécessaire dans la culture scientifique »

Il a fait de l’Institut tropical et de santé publique suisse à Bâle une institution leader au niveau international et s’est fait connaître d’un large public grâce à ses efforts dans la recherche et la lutte contre les maladies liées à la pauvreté, notamment la malaria. Marcel Tanner, nouveau président des Académies suisses des sciences, répond à nos questions.

Download (pdf)
 

Aus dem Netzwerk der Akademien: Interview mit Olivia Veit, Generalsekretärin des Schweizerischen Expertenkomitees für Reisemedizin (EKRM)

Sie beschäftigt sich (fast) rund um die Uhr mit Covid-19

Das Schweizerische Expertenkomitee für Reisemedizin (EKRM) publiziert seit Jahren die «EpiNews» mit Informationen über weltweite epidemiologische Entwicklungen und Impfempfehlungen. Seit Ausbruch der Corona-Epidemie wird täglich ein COVID-19 Update erstellt, das an mehr als 500 Abonnentinnen und Abonnenten geht – darunter Kantons- und Schulärzte. Der Zusatzaufwand für die COVID-19 News ist beträchtlich und wurde durch die Gesundheitsdirektion des Kantons Zürich auschubfinanziert, doch das EKRM ist auch auf Spenden angewiesen. Autorin der News ist Dr. med. Olivia Veit. Sie erzählt, wie sich ihr Arbeitsalltag verändert hat.


Download (pdf)
 

Aus dem Netzwerk der Akademien: Podium zum Tag der Frau

«Wer etwas mit Leidenschaft macht, ist gut, in dem was sie tut!»


Mehr als die Hälfte der Studienabschlüsse werden von Frauen abgelegt. Auf Führungsebene jedoch ist der Frauenanteil in der freien Wirtschaft wie im Forschungsumfeld nach wie vor gering. An qualifiziertem weiblichen Nachwuchs fehlt es längst nicht mehr. Zum Tag der Frau lud Claudia Appenzeller, Generalsekretärin der Akademien, zu einem Podium: Maximilane Basile, Salome Dürr und Adria LeBoeuf sind drei Frauen, die in ihrem Beruf erfolgreich sind. Sie zeigten auf, wo sie Chancen sehen und welche Mechanismen spielen, die Frauen am Fortkommen hindern.

Download (pdf)
 

Aus dem Netzwerk der Akademien: Interview mit Peter Limacher und Nima Liebetrau, Science et Cité

48 Stunden im Leben von «versusvirus»-Hackern


Peter Limacher ist Projektleiter Digitale Interaktion bei Science et Cité, Nima Liebetrau Praktikantin. So intensiv wie Anfang April haben sie allerdings noch nie zusammengearbeitet: Sie erzählen, wie sie im Hackathon «versusvirus» gemeinsam eine «challenge» gemeistert haben.

Download (pdf)
 

Réseau des Académies : Interview de Mike S. Schäfer, Président du groupe d'experts « Communicating the Sciences and Arts in Times of Digital Media »

Le journalisme scientifique est d’une réelle importance systémique


Les raisons pour lesquelles la Suisse a besoin d'un journalisme scientifique fort deviennent particulièrement claires lors de la crise du coronavirus, explique Mike S. Schäfer de l'Université de Zurich dans cette interview. Il dirige un groupe d’experts des Académies, qui présentera ses recommandations pour des solutions durables à long terme pour le journalisme scientifique en 2021.

Download (pdf)
 

Aus dem Netzwerk der Akademien: Interview mit Stefan Schmocker, Student Universität Bern

«Der Studienalltag geht trotzdem weiter»


Stefan Schmocker, 26 Jahre alt, studiert im 6. Semester Volkswirtschaftslehre und Politikwissenschaften an der Universität Bern. Er erzählt vom Studienalltag in Zeiten von Corona.

Download (pdf)
 

Réseau des Académies : Interview de Felix Kienast, Président du « Forum Paysages, Alpes et Parcs »

Rassemblement des connaissances sur les paysages naturels et culturels suisses


Paysages marqués par des lotissements impersonnels, débats émotionnels sur la nature sauvage et manière dont l’urbanité imprègne les Alpes – le besoin de disposer de connaissances théoriques et pratiques dans ces domaines est grand. C’est pourquoi l’Académie suisse des sciences naturelles rassemble depuis un an le savoir accumulé sur ces questions au sein du « Forum Paysage, Alpes, Parcs » (FoLAP ), créant ainsi le plus grand réseau de connaissances sur les paysages naturels et culturels.

Président du forum, le professeur Felix Kienast, de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), évoque dans un entretien les exemples de collaboration interdisciplinaire. Même les jeunes militants du climat tirent profit de la recherche climatique des 30 dernières années. Le FoLAP suit toutefois des arguments scientifiques et non le rythme de l’activisme des jeunes pour le climat.

 

Mots de fin d'année



Le temps relève-t-il de la nature, à l’image des marées, ou de la culture, à l’image de la mesure du temps ? Des deux. Nous ne pouvons percevoir le déroulement du temps que par le biais d’intervalles récurrents : les heures, les jours, les mois et les années existaient déjà dans l’antique Mésopotamie. Le fait que le début de l’année coïncide avec la saison des crues du Nil, comme dans l’ancienne Égypte (année y signifiait « jeune pousse »), avec le printemps, comme dans la Rome antique (avril est le mois qui « ouvre » l’année), ou se réfère à l’histoire sainte, avec la période de l’Avent chrétien, semble toutefois être essentiellement une affaire de culture.

Vraiment ? Pourtant, il est à constater que ces diverses options sont corrélées à des événements astronomiques particuliers : le début des crues du Nil avec la réapparition de Sirius, avril avec l’équinoxe de printemps et l’Avent avec le solstice d’hiver. Nous cherchons une orientation dans une nature qui nous relie et nous la trouvons dans une culture qui nous divise.

Je vous souhaite une belle période de l’Avent !
Antonio Loprieno, Président
 

Bilan de fin d'année - Mots du président



Chaque calendrier religieux représente une transfiguration spirituelle des besoins humains et au milieu de l'hiver c’est celui de l'espoir d'un renouveau qui germe partout. Nous, Académies suisses, pouvons nous réjouir d'avoir vécu une année riche en événements au cours de laquelle nous avons forgé des projets ambitieux pour l'avenir. En élaborant ce plan pluriannuel, nous nous sommes engagés à renforcer le pouvoir du savoir et de la science dans la société suisse de la connaissance. Nous sommes les acteurs les moins chers du paysage suisse de la recherche, mais aussi ceux dont l'horizon d'impact est le plus large.

Quels espoirs avons-nous pendant la saison de l'Avent? Un institutionnel et un individuel. L'espoir institutionnel: que nos académies et nos centres de compétence soient reconnus et couronnés de succès grâce à leur travail acharné au service de la science suisse. L'espérance individuelle: que nous puissions faire l'expérience de cet «avènement» contenu dans le mot Avent. Un espoir qui semble différent pour chacun d'entre nous, mais qui est le même en chacun d'entre nous. Nous vous souhaitons une saison contemplative de l'Avent!
 

«Le plus gros handicap est dans les têtes» - Une interview de Alireza Darvishy


Sa carrière académique est marquée par la fascination pour les mathématiques et la recherche de la normalité. Alireza Darvishy est professeur d’informatique, spécialisé dans l’étude et l’application des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour les personnes âgées ou souffrant d’un handicap. «Je parle de mon handicap visuel lors du premier cours donné à mes étudiants. S’ils ont des questions, ils doivent en effet se faire remarquer de manière sonore», souligne Alireza Darvishy dans une interview publiée dans le numéro de décembre du magazine suisse de la recherche scientifique Horizons.

Le professeur souhaite une inclusion qui donne pleinement accès à la vie sociale. L’inclusion signifie qu’il n’y a plus de différence entre les gens avec ou sans handicap. Son objectif est le respect du caractère intangible de la dignité humaine, la valorisation de la diversité des êtres humains et la participation sur une base égalitaire.

Interview complète (en allemand)
 

Zwischen Alpen und Nationalpark – Ein Interview mit Thomas Scheurer


Dr. Thomas Scheurer, Geschäftsführer der Forschungskommission des Schweizerischen Nationalparks sowie der Interakademischen Kommission Alpenforschung (ICAS) beschäftigt sich seit Jahren aktiv mit der Forschung rund um den Schweizerischen Nationalpark und die Alpen. In einem spannenden Interview legt der Experte seine Sicht zur aktuellen Lage dar und weist auf die spürbaren Veränderungen und zukünftigen Innovationen hin.

Können Sie Innovationen für die Berggebiete aufzeigen?
Zurzeit stehen sich zwei gegenläufige Prozesse gegenüber, bei welchen Innovationsprozesse gefragt sind. Auf der einen Seite sind dies die sogenannten Schrumpfungsprozesse in Gebieten, die von Abwanderung oder rückläufiger Bevölkerung betroffen sind. Daher sind heute in solchen Gebieten vor allem soziale Innovationen gegen die Abwanderung gefragt. Die Berggebiete müssen wieder kreativ werden und eine Umgebung schaffen, die Leute anzieht. Es braucht einen Gegentrend von neu zugezogenen Menschen, durch welche Innovationen entstehen können. Diese Leute nennt man auch New Highlanders. Es handelt sich dabei um Zuwanderer, die in die Berge ziehen und dort mit ihrem Know-How und ihren Netzwerken aktiv werden. Andererseits gibt es die Entwicklung der touristischen Zentren und Regionen, die meiner Meinung nach zu entgleisen droht. Heutzutage entscheiden mehrheitlich Tourismuspromotoren über die Einheimischen. An diesem Punkt braucht es ein Umdenken. Die bisher verfolgten Geschäftsmodelle werden zukünftig nicht mehr funktionieren. Es braucht nun einen Schritt zu mehr Mitbestimmung und Eigenverantwortung der Einheimischen. Tourismus ist mehr als nur Ökonomie – Gesellschaft und Kultur sind ebenso wesentlich.

Zum vollständigen Interview
 

Interview mit Alexander Haumann - Erfahrungen aus seiner Forschung im Südpolarmeer

Sie haben sich in Ihrer Arbeit mit dem Meereis im Südpolarmeer beschäftigt: Im Gegensatz zu den meisten globalen Modellen zeigen Sie in Ihrer Dissertation, dass das Meereis über die letzten Jahrzehnte zugenommen hat. Welche Gründe gibt es dafür?
Wir vermuten, dass die starken Winde vom antarktischen Kontinent dafür verantwortlich sind. Man kann sich diesen Prozess wie eine Eisfabrik vorstellen: Wenn die kalten und starken Winde über den Ozean blasen, gefriert das Wasser und das Eis wird nach Norden getrieben. Südlich davon gefriert der Ozean dann wieder und so wird ständig neues Eis gebildet, das sich nach Norden ausbreitet. Diese Winde haben sich über die letzten Jahrzehnte verstärkt, was zu einer stärken Ausdehnung des Eisteppichs geführt hat. Dieser Prozess ist in vielen der globalen Modelle nicht ausreichend repräsentiert.

Können Sie das Zusammenspiel zwischen Meereisbildung, Meereistransport, Salzgehalt und Ozeanströmung kurz erklären? Das war ja ein zentrales Element Ihrer Arbeit.
Wenn sich das Eis durch das Gefrieren vom Meerwasser bildet, wird das Salz im Wasser freigesetzt, welches dann in den Ozean ausfällt und das Wasser schwerer macht. Dieses salzhaltige und kalte Wasser sinkt anschliessend in die Tiefe. An der Oberfläche bleibt das Eis, welches hauptsächlich aus Süsswasser besteht. Das gefrorene Süsswasser wird von den Winden nach Norden transportiert – ein Prozess, der den ganzen Winter über stattfindet. Der Eisteppich dehnt sich aus und schmilzt im Norden. Das geschmolzene Wasser wird dem Ozean zugefügt, wodurch sich an der Oberfläche eine Schicht aus relativ leichtem Wasser mit geringem Salzgehalt bildet. Dies führt dazu, dass weniger warmes Wasser aus der Tiefe nach oben kommt. Da Süsswasser leichter ist als Salzwasser, bleibt es an der Wasseroberfläche. Dieser Prozess hat sich über die letzten Jahrzehnte verstärkt und dazu geführt, dass sich der Oberflächenozean in dieser Region trotz globaler Erwärmung abgekühlt hat.

Zum vollständigen Interview
 

Biographie de Antonio Loprieno


Né en 1955 en Italie, Antonio Loprieno a grandi à Bruxelles où il a achevé sa formation gymnasiale à l’Ecole européenne. Il a ensuite étudié l’égyptologie, la linguistique et les langues et littératures sémitiques à l’Université de Turin. Il y a obtenu son doctorat en 1977 et y a travaillé comme assistant jusqu’en 1981. Boursier de la Fondation Alexander von Humboldt, il a obtenu son habilitation universitaire à l’Université de Göttingen en 1984. A partir de cette date, il a été professeur associé à l’Université de Pérouse, avant d’être nommé, en 1989, professeur ordinaire d’égyptologie à l’Université de Californie, à Los Angeles, où il a dirigé jusqu’en 2000 le département de langues et de cultures du Proche-Orient. Pendant cette période, il a également été professeur invité à l’Université hébraïque de Jérusalem, à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes à Paris ainsi qu’à l’Université de Heidelberg.

Antionio Loprieno est revenu en Europe en 2000, année où il a été nommé professeur à l’Université de Bâle. Il a été recteur de l’Université de Bâle de 2006 à 2015 et président de la Conférence des recteurs des universités suisses (CRUS) de 2008 à 2015. Ses domaines de recherche, dans lesquels il s’est distingué en publiant plus d’une centaine de monographies et d’articles scientifiques, sont l’égyptologie et la linguistique sémitique. Il est membre de plusieurs institutions académiques, parmi lesquelles on peut citer les conseils des universités de Tübingen et de Zurich, l’Académie des sciences de Göttingen, l’Accademia delle Scienze di Torino et l’Institut allemand d’archéologie.

Antonio Loprieno préside les Académies suisses des sciences depuis mai 2018. Il a également été nommé à la présidence des All European Academies (ALLEA) pour la période 2018–2021.
 

Adieux solennels du président Maurice Campagna


Le prof. Maurice Campagna, physicien passionné et ancien responsable de la recherche et du développement chez ABB, a été nommé président des Académies suisses des sciences en 2015. Au cours de sa présidence, il a fait bouger beaucoup de choses. Il a lancé de nouveaux thèmes stratégiques qui abordent des défis sociaux cruciaux et qui exploitent des synergies au sein du réseau des Académies. Grâce à sa large expérience et son grand réseau dans les milieux académiques, politiques et économiques, il a pu encourager et continuer à renforcer la collaboration interdisciplinaire des Académies. De nouveaux statuts qui ouvrent la voie à une budgétisation globale au sein de l’association des Académies ont été approuvés sous sa houlette en 2017. Appelé à diriger les débats lors du Forum Balzan à Berne, au cours duquel les lauréats du Prix Balzan 2017 ont présenté leurs travaux scientifiques, il s’est engagé en faveur de nouvelles collaborations entre la Fondation Balzan, l’Academia dei Lincei et les Académies suisses des sciences. Comment la formation peut-elle favoriser la transformation digitale et faire en sorte que toutes les habitantes et tous les habitants de la Suisse puissent exploiter de nouvelles opportunités professionnelles? Cette question lui tenait particulièrement à cœur et le symposium #digitale21 a été le point culminant de son mandat. Il a réussi à réunir des acteurs essentiels de la formation, de la politique et de la science et à susciter ainsi un important débat sur les défis de la digitalisation à relever. «A l’époque de la digitalisation, il est tout particulièrement important d’apprendre tout au long de la vie et de penser sans barrière. Nous devons tout entreprendre pour qu’une bonne collaboration et une bonne mise en réseau puissent avoir lieu en Suisse entre les disciplines et les générations!», affirme-t-il. Il a fait ses adieux solennels lors de #digitale21 et quitte la présidence au 1er mai. Son successeur est le  Prof. Antonio Loprieno.


 

Interview Maurice Campagna #Digitale21



Welche Auswirkungen hat Digitalisierung heute auf Bildung, Lehre und Arbeit? Antworten auf diese Frage werden vom 11. bis 13. April 2018 in Lugano im Rahmen eines Symposiums diskutiert. Hauptziele des Anlasses sind Empfehlungen zu erarbeiten, Kooperationen zu bilden und die für Gesellschaft sowie Wissenschaft relevanten Projekte zu entwickeln. Die Akademien der Wissenschaften laden deshalb Akteure aus Wissenschaft, Wirtschaft, Forschung und Bildung ein, um sich auszutauschen. 

Woher die ursprüngliche Motivation für die Veranstaltung kam, beantwortet Maurice Campagna, Präsident der Akademien Schweiz, im folgenden Video.

Kurzinterview Maurice Campagna


Weitere Informationen zu dem Anlass finden Sie unter dem folgenden Link: https://www.digitale21.ch/news/

 

Rapprochement de la recherche au sein de l’économie et dans les hautes écoles


Le transfert réciproque de connaissances entre le monde académique et la recherche privée a aujourd’hui une importance centrale pour l’émergence d’innovations fondamentales. C’est ce qu’a souligné le secrétaire d’Etat Mauro Dell’Ambrogio lors la cérémonie du jubilé marquant les 50 ans de le recherche d’ABB. Le centre de recherche d’ABB est un modèle du genre car il mène depuis 50 ans une recherche de pointe pour de nombreuses innovations technologiques. Maurice Campagna, président des Académies suisses des sciences, a, alors qu’il travaillait pour ABB, adapté la recherche de l’entreprise aux besoins de ses divers secteurs d’activité. Il existe aujourd’hui plusieurs centres de recherche en Suisse et à l’étranger qui servent aussi de tremplin à des carrières académiques. Le dialogue entre l’économie et les hautes écoles est en constant développement.

Article complet en anglais (PDF) 

 
 

Women in Science

v. l. n. r.: Anne Gerhards (Präsidentin, Zonta Union Intercity), Prof. G. Margaritondo (EPFL), Preisträgerin Prof. Margarita Chli (ETHZ), Prof. M. Campagna (Präsident a+), Dr. M. Duca Widmer (Vizepräsidentin SATW), Prof. M. Rahier (UniNE), Prof. U. Suter (ETHZ)
Doté d’un montant de 30'000 francs et décerné par les clubs Zonta de Suisse et du Liechtenstein, le Prix Zonta est attribué tous les deux ans à une chercheuse de haut niveau. Le prix de cette année a été remis le 10 novembre dernier, à l’hôtel Bellevue à Berne, à Margarita Chli. Professeure assistante à l’Institut de robotique et des systèmes intelligents de l’EPF de Zurich, elle allie, dans ses travaux de recherche, diverses disciplines comme la vision par ordinateur, l’apprentissage automatique et les neurosciences. Elle est considérée comme l’une des femmes les plus influentes du monde dans le domaine de la recherche en robotique et ses publications sont parmi les plus citées. La lauréate est «un modèle lumineux et stimulant pour des femmes talentueuses, intéressées par les sciences naturelles et l’ingénierie», a fait valoir le jury. Ce qui correspond parfaitement à la philosophie du Prix Zonta qui, sous la devise «intuition rapide, parole claire, raisonnement rigoureux» entend encourager les femmes et promouvoir la relève féminine.

Le Prix Zonta est traditionnellement attribué sous le patronage d’un conseiller fédéral, cette année de Guy Parmelin, et sous la houlette scientifique de Jean-Marie Lehn, Prix Nobel de chimie 1987. A l’issue de la remise du prix, le professeur Maurice Campagna, président des Académies suisses des sciences, a présenté un exposé sur le thème «manque de personnel qualifié, la formation et la recherche au XXIe siècle». Il a mis en lumière les défis actuels auxquels la Suisse doit faire face dans le domaine de la transformation digitale. Il a aussi insisté sur le rôle de la Suisse en matière de développement durable et social, ainsi qu’en faveur d’un monde plus juste et moins corrompu. Il a aussi évoqué, dans une perspective historique, le rôle des femmes dans la science et la technique et a plus particulièrement thématisé la mission incombant à la famille, aux enseignantes, à l’école ainsi qu’aux musées. Il est impératif, selon lui, d’éveiller dès l’enfance l’intérêt pour la science et la technique, une tâche qui incombe aussi aux Académies dans le cadre du projet MINT de la Confédération. «Sans une contribution substantielle des femmes, il ne sera pas possible de combler la pénurie de personnel dans le domaine des sciences techniques et de l’ingénieur, chez nous également et pas seulement dans les pays en développement», a-t-il argué. Cela est aussi valable au niveau du management, à l’exception de la communication et des ressources humaines.

Pour en savoir plus sur le Prix Zonta


 

Science meets Art*


In Zeiten gesellschaftlicher Dekohäsion aufgrund technischer Fortschritte, die die Globalisierung begünstigen, und zunehmender Ängste wegen Arbeitsplatzverlust, sind Veranstaltungen besonders wertvoll, die den nationalen Zusammenhalt und den interkantonalen Austausch fördern. Hier stehen Kunst und Wissenschaft vor vergleichbaren Herausforderungen. Ein solches «Event» war das Vernissage der Ausstellung «Formen und Tendenzen der Pop Art in der Schweiz» in Aarau. An der Eröffnung nahmen viele Teilnehmende aus der ganzen Schweiz.

Die Pop Art gilt als eine der wichtigsten internationalen Kunstströmungen der Nachkriegszeit. Auch für die Schweizer Kunstschaffenden war sie von Bedeutung. Beeindruckt von den provokativen Bildinhalten und den neuartigen Bildtechniken schufen sie Werke, die sich an die internationalen Vorbilder anlehnen, jedoch auch eine eigene künstlerische Sprache sprechen. Dabei kristallisierte sich eine spezifische Spielart der Pop Art heraus.

Das Aargauer Kunsthaus widmet den spezifisch schweizerischen Formen und Tendenzen der Pop Art in der Deutschschweiz, im Tessin und in der Romandie eine gross angelegte Schau. Sie gibt zum ersten Mal einen umfassenden Überblick über die Pop Art hierzulande und beleuchtet Schnittstellen zur Kunst im öffentlichen Raum, zum Design und zur Musik. Swiss Pop Art vereint rund 240 Gemälde, Papierarbeiten, Skulpturen, Filme und Objekte aus dem Zeitraum von 1962 bis 1972 von 50 Kunstschaffenden wie Fernando Bordoni (im Bild), Samuel Buri, Niki de Saint Phalle, Emilienne Farny, Franz Gertsch, Rosina Kuhn, Urs Lüthi, Markus Raetz oder Peter Stämpfli. Viele der Arbeiten wurden kaum je in Ausstellungen gezeigt und erlauben es dem Publikum, zahlreiche Neuentdeckungen zu machen. Daneben werden ausgewählte Installationen wie beispielsweise Peter Stämpflis M 301 (1970) eigens für die Schau rekonstruiert.

Ich empfehle den a+ Angehörigen des Verbunds der Akademien einen Besuch nach Aarau wärmstens.

Ausstellung:
Swiss Pop Art. Formen und Tendenzen der Pop Art in der Schweiz
7. Mai – 1. Oktober 2017, Aargauer Kunsthaus, Aarau
 
 

Durabilité de la mobilité transfrontalière


Début des vacances de Pâques, les embouteillages habituels commencent au Gothard. Les pannes de camions dans le tunnel routier du Gothard entrainent un renouvellement du décor du week-end précédent. À cette occasion, il nous revient en mémoire qu’avec l’adoption de l’initiative pour la protection des Alpes, la population suisse s’est posé comme objectif il y a plus de 20 ans de transporter les marchandises via les chemins de fer plutôt que par la route. C’est pourquoi la Nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes (NLFA) avait initialement été construite pour près de 24 milliards de francs sur les axes du Lötschberg et du Gothard. Après l’inauguration solennelle du tunnel de base NFLA en 2016 et l’ouverture prévue pour le 13 décembre 2020 du tunnel de base du Ceneri de près de 20 kilomètres de long, le problème des bouchons au sud de Lugano reste irrésolu. Mais quels projets sont prévus d’ici à 2050 ?

Dans cet horizon prévisionnel, il s’agit de contourner Milan et d’établir une liaison jusqu’à la Méditerranée, aux grands ports de transbordement de Gênes et Vado Ligure. Le gouvernement italien et le ministre Graziano Del Rio ont promis l’ouverture d’un tunnel de base sous l’« Appennin – Terzo Valico » jusqu’à la côte ligure pour 2020.

Pour le public et la classe politique, les villes de Lugano et Gênes organisent depuis 2011 et tous les 3 ans un symposium avec la participation de l’ambassadeur suisse à Rome, tour à tour à Lugano et à Gênes. Le 10 avril, outre l’ambassadeur Giancarlo Kessler (au milieu) et le professeur Rico Maggi (à droite sur l’image, avec Maurice Campagna à gauche), des représentantes et représentants en sciences et en économie ont également participé. Présenté par les Académies suisses des sciences, le sujet de cette année s’est concentré sur la mobilité transfrontalière durable et ses significations pour la prospérité en période de bouleversement social et économique accéléré. Les prestigieux convives italiens et conférenciers de Suisse ont présenté de nouvelles approches pour surmonter les difficultés bureaucratiques. Il ne s’agit pas seulement de protection de l’environnement, mais également de compétitivité des régions au sud de la ligne Rotterdam – Duisburg – Transeurasienne. Le nord de l’Italie tout comme la Suisse risquent d’être contournés par les grands opérateurs par la mer et les chemins de fer. L’accélération du projet d’infrastructure du nord de la Suisse – Alpes – Piémont – Lombardie –Ligurie – Méditerranée avec une nouvelle logistique est un élément clé.
 

Präsidiale Klima-Diskussionen


Neuste Zahlen zu bekannten Risiken des Klimawandels an die Adresse der Weltöffenltichkeit. Dies präsentierten Wissenschaftlerinnen und Wissenschaftler im Rahmen des Workshops «Climate Change and Global Risks» am diesjährigen World Economic Forum in Davos mit führenden Vertreterinnen und Vertretern aus Politik und Wirtschaft. Als prominentester Gast am «Arctic Base Camp» stand Al Gore, ehemaliger US Vizepräsident und Friedens-Nobelpreisträger, am Rednerpult. Er lancierte die Idee eines «globalen Marshall Plan», um das Fortbestehen unserer Zivilisation langfristig zu sichern. Gore erinnerte daran, dass die Grundlagen zur Verminderung der Risiken des Klimawandels vorhanden sind. Jetzt sei es an der Zeit, diese verbindlich umzusetzen. In Zeiten abnehmenden Forschungsmittel forderte er die Wissenschaftscommunity auf, ihre Kräfte zu bündeln. Am Workshop nahmen unter anderem Christiana Figueres, Generalsekretärin des Sekretariats der Klimarahmenkonvention der Vereinten Nationen (UNFCCC), Botschafter Stefan Flückiger, Staatssekretär Mauro dell’Ambrogio, ETH-Ratspräsident Fritz Schiesser, Konrad Steffen, Direktor des Eidgenössischen Forschungsinstituts für Wald, Schnee und Landschaft, und Akademien-Präsident Maurice Campagna teil.
 

Nouvelles molécules, structures détaillées, la construction des matériaux


Le lancement de la nouvelle grande installation de recherche de nouvelle génération a eu lieu le 5 décembre 2016 au Paul Scherrer Institut (PSI) : le laser à rayons X SwissFEL. Grâce à de courtes impulsions de rayons X générées par le laser, les chercheurs pourront étudier des processus extrêmement rapides comme la formation de nouvelles molécules lors de réactions chimiques, déterminer les structures détaillées de protéines vitales ou encore comprendre la structure exacte de matériaux. Grâce à cette nouvelle installation, les chercheurs vont pouvoir faire des observations qui n’étaient pas possibles à l’aide des méthodes existantes. Le Prof. Joël Mesot, directeur du PSI, a présenté les détails du SwissFEL dans le cadre de l’inauguration.
 

Entre présidents


A la remise des Prix Balzan 2016 à Rome, le Président des Académies suisses Maurice Campagna a rencontré le Président de la République italienne. Au plus haut niveau international, les requêtes de la communauté scientifique ont pu être soumises aux instances politiques de décision. Les académies nationales devraient unir leurs forces et relever ce défi dans l’intérêt de l’ensemble de la société. Le Président Mattarella a recommandé de soigner les contacts avec le Ministère des Affaires étrangères au niveau opérationnel, a rapporté Maurice Campagna de Rome.
 

Inscription Newsletter électronique

 

Magazine de la recherche «Horizons»

Édition actuelle
S'abonner à Horizons

Membres des Académies suisses des sciences

Centres de compétences :

Sciences humaines et sociales

Actualités de l'ASSH

Sciences naturelles

Actualités SCNAT

Sciences médicales

Actualités des l'ASSM

Sciences techniques

Actualités des la SATW


L’évaluation des choix technologiques

Actualités de TA-SWISS

Académies suisses des sciences
Maison des Académies
Laupenstrasse 7
Case postale
CH-3001 Berne

Tél +41 (0)31 306 92 20
info@akademien-schweiz.ch